La religion que vous professez vous fait un devoir d’employer votre temps pendant les six jours ouvrables autant que d’assister au culte. Vous n’êtes pas diligent à l’ouvrage. Vous laissez passer des heures, des jours et même des semaines sans rien faire. Le meilleur sermon que vous puissiez prêcher au monde serait de montrer une réforme décisive dans votre vie et de pourvoir aux besoins de votre famille. L’apôtre dit: “Si quelqu’un n’a pas soin des siens, et principalement de ceux de sa famille, il a renié la foi, et il est pire qu’un infidèle.” 1 Timothée 5:8.
Vous attirez le blâme sur la cause en demeurant dans un endroit, où, pendant un certain temps, vous vous laissez aller à l’indolence et vous êtes ensuite obligé de faire des dettes pour nourrir votre famille. Vous n’êtes pas toujours honnête au point de payer scrupuleusement ces dettes; au lieu de cela, vous changez de domicile. C’est frustrer votre prochain. Le monde a le droit de s’attendre à une stricte intégrité de la part de ceux qui se disent chrétiens. Un homme qui ne se soucie pas de payer ce qu’il doit, risque de faire considérer notre dénomination comme indigne de confiance.
“Tout ce que vous voulez que les hommes fassent pour vous, faites-le de même pour eux.” Matthieu 7:12. Cela concerne aussi bien ceux qui travaillent de leurs mains que ceux qui ont des dons à dispenser. Dieu vous a donné la force et l’habileté, mais vous ne les avez pas utilisées. Votre force est suffisante pour pourvoir abondamment aux besoins de votre famille. Levez-vous matin, lorsque les étoiles brillent encore, s’il le faut. Faites vos plans en vue de l’accomplissement d’une certaine besogne, puis passez à l’action. Remplissez chacun de vos engagements, à moins que la maladie ne vous en empêche. Mieux vaudrait vous priver de nourriture et de sommeil plutôt que de vous rendre coupable envers ceux qui dépendent de vous. — Témoignages pour l’Église 2:50.
Ce qu’exige le huitième commandement
Le huitième commandement interdit la chasse à l’homme, la traite des esclaves, les guerres de conquête. Il condamne le larcin et le vol avec effraction. Il exige une stricte probité dans les plus petits détails de la vie. Il défend la surenchère en matière commerciale, et exige le paiement des justes dettes et des salaires. Il enseigne que tout acte consistant à tirer avantage de l’ignorance, de la faiblesse ou du malheur d’un autre est porté sur les registres du ciel comme une action frauduleuse. — Patriarches et prophètes, 314.
Un des pièges auxquels Satan soumet les âmes
Chacun doit pratiquer l’économie. Aucun ouvrier ne devrait se laisser entraîner dans les dettes. ... Lorsque quelqu’un s’endette volontairement, il se place lui-même dans le filet dont Satan se sert pour capturer les âmes. — Conseils à l’économe, 108.
La foi est affaiblie, et le découragement risque de s’établir
Cher frère,
Je regrette que vous vous trouviez dans une telle situation, avec le fardeau d’une dette. J’en connais plusieurs qui, comme vous, sont troublés et malheureux en raison de leur condition au point de vue financier. ...
Le Seigneur ne se réjouit pas de votre malheur. Il veut vous accorder le secours des consolations du Saint-Esprit, afin que vous puissiez vous libérer, et demeurer dans sa lumière et dans son amour. Vous avez des leçons à tirer de cet état de choses et il souhaite que vous ne tardiez pas à les apprendre. Vous ne devriez pas vous permettre de vous trouver dans une situation financière embarrassante, car le fait d’être chargé de dettes affaiblit votre foi et tend à vous décourager, et rien qu’à cette pensée, vous vous énervez. Vous devez limiter vos dépenses, et vous efforcer de corriger ce défaut dans votre caractère. Vous pouvez et devez faire des efforts bien déterminés pour dominer vos dispositions à dépenser plus que vous ne gagnez. — Lettre 48, 1888.
Une habitude démoralisante
L’habitude d’emprunter de l’argent pour parer à quelque urgente nécessité, sans faire de plans pour acquitter cette dette, même minime, est démoralisante. Le Seigneur désire que tous ceux qui croient à la vérité se débarrassent de ces pratiques décevantes. Ils devraient choisir de se trouver dans la gêne plutôt que de commettre une action malhonnête. Personne ne peut recourir à la prévarication ou à la malhonnêteté dans l’administration des biens du Seigneur, et se tenir devant le Seigneur comme étant innocent. Tous ceux qui agissent ainsi renient le Christ en action, bien qu’ils professent observer et enseigner les commandements de Dieu. Ils ne maintiennent pas les principes de la loi de Dieu. Si ceux qui connaissent la vérité ne transforment pas leur caractère à la mesure de l’influence sanctifiante de la vérité, ils seront une odeur de mort donnant la mort. Ils représenteront mal la vérité, attireront le blâme sur elle, et déshonoreront le Christ, qui est vérité. — Counsels on Stewardship 255 (1940).