Il n’est pas toujours sage, en effet, de ne rien entreprendre qui entraîne de fortes dépenses sans avoir au préalable l’argent nécessaire. Le Seigneur n’épargne pas toujours les difficultés à ses serviteurs. Il les éprouve parfois en les faisant marcher par la foi. Souvent, il place son peuple dans des situations critiques et lui ordonne d’avancer au moment où ses pieds semblent toucher les eaux de la mer Rouge. Mais lorsque les serviteurs de Dieu font monter vers lui d’ardentes prières, il leur facilite la voie.
Aujourd’hui, le Seigneur désire que son peuple ait l’assurance qu’il fera pour lui des choses aussi grandes que celles qu’il accomplit en faveur des enfants d’Israël pendant leurs périgrinations d’Egypte en Canaan. Aux moments difficiles, exerçons notre foi et n’hésitons pas à suivre les instructions d’en haut. “En avant!” tel est l’ordre de Dieu à son peuple.
Pour exécuter les plans du Seigneur, il faut de la foi et une obéissance empressée. Lorsqu’il nous montre la nécessité de travailler pour lui dans un endroit où une influence heureuse pourra être exercée, nous devons marcher par la foi. Grâce à la piété, l’humilité, de ferventes prières et de grands efforts, nous amènerons les hommes à comprendre ce que le ciel fait pour eux. C’était la volonté de Dieu que le sanatorium de Loma Linda devînt notre propriété, et cela au moment où les difficultés abondaient.
Lorsque leurs intérêts sont en jeu, les hommes peuvent suivre leur propre jugement; mais il en va tout autrement s’il s’agit de l’œuvre du Seigneur. Quand Dieu nous montre que l’achat d’une certaine propriété est nécessaire à l’avancement de son règne, que ce soit un sanatorium, une école ou une autre institution, il en rendra l’acquisition possible, si ceux qui ont de l’expérience exercent leur foi, ont confiance en lui, et s’empressent de saisir les avantages qu’il leur signale. Si nous ne devons spolier personne, profitons des occasions qui s’offrent à nous, afin de pouvoir faire des plans en vue de poursuivre l’œuvre du Seigneur. Ensuite, nous emploierons toutes nos énergies pour obtenir de l’Eglise des offrandes volontaires afin d’exécuter ces plans. — Témoignages pour l’Église 3:497, 498.
Danger des extrêmes
Il est bien d’emprunter de l’argent pour faire progresser une œuvre que Dieu veut voir accomplir. Nous ne devrions pas attendre dans un certain inconfort, et rendre le travail beaucoup plus difficile parce que nous ne voulons pas emprunter de l’argent. Des erreurs ont été commises du fait qu’on a contracté des dettes pour accomplir une chose qui aurait très bien pu être reportée à plus tard. Mais on court un danger en allant à l’extrême opposé. Nous ne devons pas nous placer nous-mêmes dans une situation qui va mettre notre santé en péril et affaiblir notre travail. Nous devons agir avec bon sens. Nous devons accomplir le travail qui doit être fait, même s’il est nécessaire d’emprunter de l’argent et de payer un intérêt. — Lettre 111, 1903.
Se garder de commettre des erreurs des deux côtés
La question peut se poser: Devons-nous nous efforcer d’acquérir les lieux qui nous paraissent désirables au point de vue prix et emplacement lorsque nous ignorons d’où nous viendra l’argent? Les frères __________, __________, et d’autres sont opposés à l’accroissement des dettes. Mais je ne suis pas prête à dire que nous ne devrions pas, en aucune circonstance, acheter des terrains vers lesquels le Seigneur semble nous avoir orientés lorsqu’il n’y a pas d’autre empêchement que celui de ne pas immédiatement disposer de la somme nécessaire, et que, dans la providence divine, nous pourrions payer rapidement. Nous devons nous garder de commettre des erreurs des deux côtés. — Lettre 167, 1902.
Un frein sur les roues du progrès
L’idée qu’une institution médicale ne devrait pas être établie avant que l’on soit certain qu’elle pourra s’ouvrir libre de toute dette s’est avérée être comme un frein sur les roues du progrès. En construisant des lieux de culte, il est arrivé que nous ayons eu à emprunter de l’argent pour pouvoir réaliser notre projet sans délai. Nous avons été contraints d’agir ainsi pour nous conformer aux directives de Dieu. Certaines personnes portant un réel intérêt au progrès de l’œuvre ont emprunté de l’argent et payé des intérêts pour aider à établir des écoles et des institutions médicales et construire des lieux de culte. Ces institutions et ces lieux de culte ont été des moyens pour gagner des âmes à la vérité. De cette manière le montant des dîmes s’est accru et de nouveaux ouvriers ont pu s’ajouter à la cohorte du Seigneur. — Lettre 211, 1904.
Pertes subies par manque de foi
Dieu désire que nous élevions sans cesse le niveau spirituel. L’Eglise ne peut pas restreindre sa tâche sans renier son Maître. Des lieux de culte doivent être érigés en plusieurs endroits. Est-ce pratiquer une véritable économie que de négliger d’établir dans nos villes des lieux de culte où le Rédempteur puisse rencontrer son peuple? Ne donnons pas l’impression que nous jugeons exagérée une dépense destinée à aménager un lieu de culte d’une façon convenable pour recevoir l’Hôte divin.
Pour dresser des plans de construction, nous avons besoin de la sagesse de Dieu. Nous ne devons pas contracter de dette sans nécessité, mais je tiens cependant à dire qu’il n’est pas indispensable, dans chaque cas, que l’on dispose de tout l’argent nécessaire pour terminer un bâtiment avant de se mettre au travail. Nous devons souvent avancer par la foi, travaillant aussi rapidement que possible. C’est l’absence de foi qui nous prive du bénéfice de l’accomplissement des promesses de Dieu. Nous devons travailler, prier et croire. Nous devons aller de l’avant fermement et sincèrement, confiants dans le Seigneur, et disant: “Nous ne faillirons pas et nous ne nous découragerons pas.” — The Review and Herald, 7 septembre 1905.