Tous ceux qui prennent parti pour le Seigneur doivent confesser le Christ. “Vous êtes mes témoins, dit l’Eternel.” La foi d’un croyant sincère se manifestera par la pureté et par la sainteté du caractère. La foi agit par l’amour, elle purifie l’âme; elle est accompagnée de l’obéissance, d’une application fidèle des paroles du Christ. Le christianisme est toujours intensément pratique; il s’adapte à toutes les circonstances de la vie actuelle. “Vous êtes mes témoins.” Auprès de qui? Auprès du monde; partout où vous allez, vous dégagez une sainte influence. Le Christ doit habiter dans votre âme; vous devez parler de lui, manifester les beautés de son caractère.
Notre conversation
La religion à la mode aujourd’hui a si bien façonné le caractère des jeunes que c’est à peine si ceux qui font profession d’appartenir au Christ mentionnent son nom en société. On parle de tout, mais le magnifique plan de la rédemption n’est pas un sujet de conversation. En tant que chrétiens pratiques, n’allons-nous pas changer cela et annoncer “les vertus de celui qui vous a appelés des ténèbres à son admirable lumière”? Un cœur en qui le Christ habite par la foi ne peut garder le silence. Quiconque a trouvé Jésus devient un véritable missionnaire. Vous devez vous montrer enthousiastes; faites savoir à ceux qui n’apprécient pas Jésus combien il vous est devenu précieux; n’a-t-il pas placé dans votre bouche un nouveau chant de louanges à Dieu?
Mes jeunes amis, voulez-vous être, dès le début de votre vie chrétienne, parmi ceux dont le cœur est réchauffé par l’amour de Jésus? Vous ne saurez jamais tout le bien que vous pouvez faire en adressant avec tendresse, à ceux qui ne se considèrent pas enfants de Dieu, des paroles sensées et sérieuses concernant le salut de leur âme. D’autre part, ce n’est qu’au jour du jugement que vous saurez combien vous avez perdu d’occasions de rendre témoignage au Christ. Il se peut que vous ne sachiez jamais, ici-bas, le mal que vous avez fait à certaines âmes par de petits actes d’étourderie, des conversations banales, des bouffonneries incompatibles avec votre sainte foi.
Gagner ceux que l’on aime
Il est vrai que vous éprouvez quelque anxiété pour l’âme de ceux que vous aimez. Il vous arrive de leur présenter les trésors de la vérité et même de répandre des larmes pour leur salut; mais si vos paroles semblent produire peu d’impression et qu’il n’y ait pas de réponse visible à vos prières, vous êtes enclins à inculper Dieu du peu de succès de vos travaux. Vous pensez que les êtres qui vous sont chers ont le cœur particulièrement dur et que tous vos efforts sont inutiles. Mais avez-vous réfléchi que ce pourrait bien être votre faute? Ne voyez-vous pas que vous renversez d’une main ce que vous cherchez à construire de l’autre?
Tantôt vous vous êtes laissé diriger complètement par l’Esprit de Dieu, et tantôt vous avez renié votre foi par vos actes, détruisant ainsi l’effet de vos travaux auprès de vos bien-aimés. Vos colères, vos attitudes, vos manières, vos murmures, l’absence de parfum dans votre vie chrétienne, votre manque de spiritualité, l’expression même de votre visage ont témoigné contre vous....
Ne sous-estimez pas l’importance des petites choses. Ce sont elles qui forment l’âme, soit à l’image du Christ, soit à celle du mal. Que Dieu nous aide à nous efforcer, par nos pensées, nos paroles, nos regards et nos actions, de démontrer à tous ceux qui nous entourent que nous avons été avec Jésus et que nous avons appris de lui. — The Youth’s Instructor, 9 mars 1893.
Ardeur
Une vie dépensée dans un travail actif pour Dieu est une vie bénie. Des quantités de personnes qui gaspillent leur temps dans des bagatelles, des regrets stériles, ou d’inutiles murmures, feraient une expérience totalement différente si, appréciant la lumière reçue de Dieu, elles la faisaient briller sur d’autres; souvent, on se rend malheureux par son propre égoïsme et son amour des aises. Par une activité diligente, on pourrait devenir un rayon de lumière resplendissant, montrant le chemin du ciel à ceux qui suivent la sombre route menant à la mort. Celui qui adoptera cette ligne de conduite verra son cœur rempli de paix et de joie en Jésus-Christ. — The Review and Herald, 25 octobre 1881.