Jeunes et vieux négligent la Bible. Il n’en font pas une étude suivie, ils ne l’adoptent pas comme règle de leur vie. Ce sont surtout les jeunes qui se rendent coupables de cette négligence. La plupart trouvent du temps pour lire d’autres livres, mais n’en ont pas pour étudier chaque jour le seul livre qui indique le chemin de la vie éternelle. On lit avec attention des histoires inutiles et on néglige la Bible, qui est pourtant notre guide vers une vie plus noble et plus sainte. Si l’imagination n’avait été pervertie par la lecture des romans, la jeunesse trouverait dans ce livre son suprême intérêt.
Les jeunes intelligences ne peuvent atteindre un plein développement si elles négligent la Parole de Dieu, la plus haute source de sagesse. Nous sommes dans le monde que Dieu a fait, en présence du Créateur; nous avons été créés à son image; il veille sur nous avec amour et avec sollicitude: voilà des sujets magnifiques, dignes d’occuper la pensée et de la diriger vers de vastes champs de noble méditation. Après que l’on aura ouvert son esprit et son cœur à la contemplation de tels sujets, l’on ne trouvera plus de satisfaction dans les choses triviales et sensationnelles.
L’on peut difficilement évaluer l’importance d’une connaissance approfondie des Ecritures. Inspirées de Dieu, elles nous rendent sages à salut, “afin que l’homme de Dieu soit accompli et propre à toute bonne œuvre”; elles méritent notre attention la plus respectueuse. Nous ne devrions pas nous contenter d’une connaissance superficielle, mais chercher à comprendre la pleine signification des paroles de la vérité, buvant à longs traits à la source des oracles sacrés, afin de nous imprégner de leur esprit. — Counsels to Parents, Teachers, and Students, 138, 139.
Peintures du péché
La jeunesse ferait mieux de ne pas lire les livres sensationnels édités pour faire de l’argent. Un charme satanique se dégage de ces livres. Plusieurs se laissent ensorceler par le récit des crimes et des atrocités et n’ont plus qu’un désir: se faire remarquer, même au prix d’un crime. Les énormités, les cruautés, les actes licencieux racontés avec art dans des ouvrages historiques, ont agi comme un levain sur bien des esprits, les amenant à commettre les mêmes actions.
Les livres qui décrivent les actes diaboliques de certains êtres humains donnent de la publicité au mal. Ces horribles détails ne méritent pas d’être connus et personne, parmi ceux qui croient à la vérité présente, ne devrait contribuer à en perpétuer la mémoire. Une intelligence qui cherche sa nourriture et son stimulant dans un aliment aussi dépravant, ne peut avoir que des pensées impures et sensuelles. — Counsels to Parents, Teachers, and Students, 133, 134.